-Barjols: http://www.youtube.com/watch?v=TIGjRsYnQQo
Jean-Loup Gassend, étudiant en médecine de 24 ans (mais passionné par l'histoire) avait pu localiser l'endroit où avaient été enterrés les soldats allemands grâce à des témoignages recueillis dans la localité : « Les corps ont été transportés dans ce bois, après les combats, par les villageois qui les ont enterrés », a expliqué l'étudiant, qui a informé l'association Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VDK) qui s'occupe de l'entretien des cimetières militaires allemands à travers le monde. L'institution allemande estime que 7 000 soldats allemands sont toujours portés disparus sur le territoire français mais la fosse de Villeneuve-Loubet constitue l'une des principales découvertes de ces dernières années.
Des ossements, des casques et des munitions ont pu être dégagées lors de ces fouilles. Mais ce sont surtout les cinq plaques d'indentification déterrées qui pourraient permettre d'identifier avec certitude les victimes. Ces plaques ont été envoyées à Berlin pour être analysées. Les soldats retrouvés à Villeneuve-Loubet seront inhumés le 23 juin 2007 au cimetière militaire allemand de Berneuil, près de Saintes (Charente-Maritime).
Enterrement des 14 corps découverts à Villeneuve-Loubet.Paru le dimanche 31 août 2008 dans Nice-Matin
Son cadeau, Frantz Guder, natif des Sudètes, devenu Allemand comme aujourd'hui les Géorgiens deviennent Ossètes, ne l'a pourtant pas trouvé au pied d'un sapin. Plutôt dans une clairière à l'écart de la route de Grasse.
C'est là que son père Noël personnel Jean-Loup Gassend, jeune étudiant en médecine, épris de seconde Guerre Mondiale a retrouvé les traces du père défunt, touché par un éclat d'obus allié en août 1944. « Lorsqu'on a découvert la fosse commune en 2006, nous avons retrouvé 14 corps, explique le praticien. Heureusement, plusieurs d'entre eux portaient encore leur plaque d'identification. Et parmi ceux-là, il y avait Frantz Guder, le père du Frantz qui aujourd'hui se présente devant vous. »
Franz Guder sur les lieux de la mort de son père, Assis dans le salon du jeune villeneuvois où les livres s'entassent sur les étagères en bois, Frantz explique le périple qui l'a mené à cette découverte. « Quand j'ai eu 9 ans, on a reçu une lettre nous annonçant à ma mère et à ma soeur d'un an, que mon père était mort à Villeneuve-Loubet. Il ne manquait qu'une chose : la partie de la plaque d'identification qu'on envoie généralement aux familles. » Celle-là même qui 62 ans plus tard, permettra de retrouver sa trace.
« Entre-temps, explique son fils Ralf, dans un anglais parfait, il y avait toujours des histoires qui lui traversaient la tête. Peut-être était-il toujours en vie ? Peut-être avait-il fondé une famille ? » «- Non, ce n'était pas son genre. » Le paternel a tranché. Mais l'anecdote du fiston apporte un éclairage sur ce qu'ont pu être les doutes du papa. D'ailleurs, ses premières recherches en 1975 n'avaient-elles pas échoué ? « Depuis je croyais mon père perdu sous l'une de ces plaques sans nom qui peuplent les cimetières militaires. Aujourd'hui, je n'en veux à personne. Mon seul regret, c'est que ma mère morte en l'an 2000, n'a jamais pu assister à ses obsèques. »
Désormais, Frantz Guder senior est enterré au cimetière militaire de Berneuil, en Charentes-Maritimes. Mais c'est sur cette fosse commune, au milieu, des bois que Frantz préfère se recueillir. Un modeste bouquet de fleurs, et beaucoup de longs silences. Celui de Ralf, la tête posée entre les mains, est particulièrement éloquent. Pour lui, la lumière du souvenir est sans doute trop forte.
Entre Pontevès et Barjols, un soldat allemand exhumé au cœur de la forêt (Article Paru dans Var-Matin)
Jean-Loup Gassend a utilisé un détecteur de métaux pour ne rien Jean-Loup Gassend used a metal detector to make sure not to miss anything.
Quelle est l’identité du soldat de la Wehrmacht dont le squelette a été sorti de terre hier dans une colline entre Barjols et Pontevès ?
En fait, seules les autorités d’outre-Rhin peuvent communiquer son nom grâce à sa plaque militaire. Elle avait été découverte à la mi-mai par Jacques Miron, au hasard d’une promenade, à l’instar d’ossements à même le sol. Cet archéologue amateur a, d’ailleurs entrepris les fouilles (1), hier, avec le représentant de Julien Hauseur (délégué au service de l’entretien des sépultures militaires allemandes), Jean-Loup Gassend (2).
Ce docteur – fraîchement diplômé, archéologue amateur et féru de la 2e Guerre Mondiale – a au fil des coups de pelle, de pioche, de pinceau… donné quelques indications sur le soldat.
Entre 21 et 40 ans
On a notamment appris qu’il était marié, car une alliance a été retrouvée, comme une médaille religieuse et de nombreux boutons d’uniforme. Difficile d’évaluer son âge au moment de son décès. On l’a situé entre 21 et 40 ans. Plutôt de petite taille, son groupe sanguin était AB et il a fait ses classes à la compagnie de formation du bataillon de grenadier 444 (ces deux indications sont inscrites sur la plaque militaire, NDLR).
Le militaire était couché sur le dos visiblement à moitié enterré. Au fil du temps, sa dépouille a été totalement recouverte. Que faisait-il là, à l’époque ? La réponse est sans doute très attendue car la Résistance était particulièrement active, dans cette région du Var (3).
Peut-être sur cette crête, surveillait-il l’arrivée des armées libératrices en 1945 ? A-t-il succombé à ses blessures et laissé là, oublié par ses camarades en déroute ? Il est tout autant difficile de répondre à ces questions. Une chose est sûre. Il fait partie des 7 000 soldats allemands portés disparus sur le sol français. Dans quelques jours peut-être, ses descendants seront au courant de cette découverte. Et pourront faire définitivement le deuil.
1. En présence des gendarmes de la brigade de Barjols et de Corinne Secqueville, chef de secteur au pôle d’entretien des nécropoles nationales et des hauts lieux de mémoire (ministère de la Défense).
2. En 2006, ce jeune Villenevois est à l’origine de fouilles dans lesquelles 15 corps de soldats ont été exhumés. Il invite les personnes qui pourraient lui donner des informations sur la localisation des corps de soldats de la Deuxième Guerre mondiale portés disparus, à le contacter au 04.93.20.22.91.
3. Le 27 et 28 juillet 1944, 18 résistants sont tombés sous les balles de l’ennemi dans le Bessillon.
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Evaluation of the German World War II identification tag system
(This article is an extract of a report I wrote about the discovery of 14 bodies of German soldiers at Villeneuve-Loubet in 2006. The article explains several negative aspects of the way the German army organised its identification tag system during WWII, making it difficult to identify bodies found with their ID tags.)
During the identification of the soldiers found in the grave, 3 major deficiencies in the World War 2 German ID tag system came to light. These deficiencies were, in order of decreasing importance: many men were not wearing their tag, the tags did not resist well to burial, and the coding system used proved problematic. We will now discuss each of these problems in more depth.
No tag was discovered at all for 7 of the 14 bodies. Although some tags may have been pilfered, it would seem, according to wartime photos, that many men did not wear their tags around their necks as they were instructed to. All soldiers should wear their ID tags around their neck at all times, particularly if they are present in a war zone or if they are using air or sea transportation. Specific instructions should be given to not store ID tags in clothing or equipment, as the chances are great that the body may become separated from these items in case of death.
tag is alive. The body buried here this remains unknown."
The ideal ID tag should thus contain redundant information, part of which is clearly identifiable by the soldier and anybody else, for example his name. This will prevent tags from being accidentally interchanged, and will enable the tag to be used even if some characters are unreadable, or if code books are unavailable.The problems highlighted in the previous discussion caused 7 tags out of 14 to be missing, and caused 2 of the 7 retrieved tags to be unusable. Thus, a total of 9 out of 14 men, could not be identified due to a badly designed and enforced ID tag system. Reports about other exhumations of German soldiers have shown identical problems, with alarmingly high numbers of tags being missing, corroded, undecipherable or belonging to live soldiers.
American GI reunited with his helmet
A heartwarming tale from Villeneuve-Loubet
Le Casque de Marvin Moles
(Article paru dans Nice-Matin le 3 Janvier 2005)
C’est la passion d’un villeneuvois de 22 ans pour la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi sa perspicacité, qui a conduit un vétéran Américain à fouler, soixante ans après, la terre de villages Français qu’il a contribue à libérer.
Il y a cinq ans, Jean-Loup Gassend, franco-canadien résident à Villeneuve-Loubet, passionné par les reliques militaires de 1939-1945, découvre chez un habitant de Courmes, un casque Américain de cette époque. Persuasif, le jeune homme rentre chez lui avec l’objet.
A partir de ce moment-là débute une véritable enquête. Après une inspection minutieuse du casque, il découvre le nom du combattant qui l’a un jour porté. Se servant des connaissances acquises depuis l’âge de 10 ans pour recouper des informations, Jean-Loup met tout en œuvre pour retrouver la trace de Marvin D. Moles.
Largués en Provence le 15 août 1944
De fil en aiguille, il établit ainsi que ce dernier appartenait au 517ème Régiment de Parachutistes, largué en Provence le 15 août 1944. Poursuivant ces investigations, y compris aux Etats-Unis via la presse locale, il parvient finalement à localiser le ‘propriétaire’ du casque.
Aujourd’hui âgé de 82 ans, Marvin D. Moles réside à Dublin, dans l’état de Virginie. Apres quelques coups de téléphone d’abord incrédules, puis de plus en plus chaleureux, les deux hommes décident finalement de se rencontrer. Et quel meilleur moment que cette année de commémoration de la Libération ?
Accompagné par sa fille et son beau-fils, Marvin D. Moles a donc été accueilli à Villeneuve-Loubet chez les parents de Jean-Loup. Si l’ancien GI a eu du mal, dans un premier temps, à se remémorer son passage à Courmes, certains de ses habitants n’ont pour leur part, rien oublié de cet événement il est vrai tant attendu. Et c’est un véritable comité d’accueil qui s’est pressé autour de lui pour échanger des souvenirs de cette période.
Même émotion a Sospel, village dans lequel notre vétéran Américain a passé trois mois en 1944. Il pourra désormais épingler à coté de sa Silver Star, la médaille de la ville qui lui a été remise par son maire, Jean-Mario Lorenzi.
Sur cette lancée, Jean-Loup s’apprête à prendre contact avec un autre vétéran de 83 ans vivant à Chicago, mais c’est une autre histoire…
Marion Courtassol.
Anouncement:
-46th and 48th Quartermaster Graves Registration Companies.
Please contact me if you have any information about either the 46th or 48th Graves Registrations.
Graves Registration Companies.
Links:
-The World War II History Center Research Database: http://www.wwiihistorycenter.org
